Finissons en beauté en nous attaquant au support de l'univers...
Un champ d'expression ?
Le mouvement, le temps, opère dans l'espace, et il le fait selon des degrés de mobilité. Sur le plan physique, c'est ce que l'on appelle des directions. Toutes les directions combinées offrent une multitude de possibilités de déplacement.
Dans un même ordre d'idée, si les directions offrent des possibilités, elles sont aussi des limites. Le mouvement, le temps ne peut donc opérer que dans un certain cadre. Il ne peut pas tout faire.
Mais en est-il de même ailleurs, sur les autres plan de réalité ?
Évidemment. Chaque plan du réel suppose un temps en propre (un mouvement spécifique) et donc un espace pour s'exprimer.
Les émotions s'expriment elles aussi au sein d'un cadre. Ce n'est pas un espace physique, mais un champ. Un champ des possibles. Et il existe au sein de ce champ des directions primordiales, qui permettent la multitudes des émotions et sentiments possibles.
J'imagine que vous vous demandez ce que sont ces directions émotionnelles primordiales.
Probablement ce qui cadre les émotions premières. Joie, surprise, colère, tristesse, peur, dégoût, fierté. Appelons ces axes « humeurs ».
Remarque : La liste des émotions, elle est tout sauf certaine.
Il en serait exactement de même du point de vue du mental, de la volonté. Mais là, je passe la main.
En revanche, j'aurais beaucoup plus de choses à dire sur les axes de mobilité de l'âme ! Précisément de la conscience ! Nous en toucherons quelques mots plus tard.
La 4ème dimension et le sens interdit.
Traditionnellement, il se dit de l'espace physique qu'il est à trois dimensions. C'est à dire qu'il comporte trois axes premiers qui définissent tous les degrés de mobilité.
Chacun de ces axes directionnels peut être pris dans deux sens. Il y a :
- La gauche et la droite.
- Le haut et le bas.
- Le devant et le derrière.
En vérité, il existe un quatrième type de mouvement possible dans l'espace physique. Le changement physique spontané. Communément, on appelle cela vieillir.
Remarque : On pourrait représenter ce mouvement par l'intersection des trois dimensions. Le centre.
Il ressort souvent des vulgarisations scientifiques que cette quatrième dimension s'appelle le temps.
Et s'il faut parler globalement, c'est tout à fait approprié. Mais, à dire les choses dans le détail, il faut préciser que toutes les dimensions sont des espaces, c'est à dire une possibilité d'action, de modification (pour le temps). Quatrième dimension comprise. Et puis, la réponse est dans le mot : quatrième « dimension », c'est un espace donc et non pas un temps.
Mais voilà, il y a un problème avec cette quatrième dimension.
Le sens interdit !
S'il existe deux sens pour chaque direction, il apparaît que le changement physique lui est un axe qui ne va que dans un seul sens : la mort.
Pourtant, il y a la gauche et la droite, la haut et le bas. Alors pourquoi ne pourrions nous pas aller dans un autre sens ?
En vérité, ce n'est pas tant que nous ne pouvons pas aller dans l'autre sens, puisque de fait, nous le faisons au début de notre vie.
En effet, la jeunesse suppose un changement physique dans le sens d'une bonification de la matière. Ce n'est qu'après que le sens s'inverse.
Le vrai problème réside en ce que nous n'avons aucune liberté quant à la façon d'arpenter l'un ou l'autre des deux sens de la quatrième direction. Pour la gauche et la droite, je peux choisir mon orientation. Pour la vieillesse et la jeunesse... la situation m'est imposée. Et il semblerait que ce soient les pulsions elles-mêmes qui le décident. Donc la nature.
C'est apparemment non négociable.
Mais... peut-être que si nous avions une meilleure connaissance du monde pulsionnel, peut-être que si nous avions la maîtrise de ces pulsions, alors nous pourrions inverser le temps, et de ce fait, braver le panneau d'interdiction qui nous empêche de changer physiquement.
Impossible ?
Enfin c'est bien gentil tout ça, mais inverser le temps, biologiquement, c'est impossible (à part un mec apparemment, il y a 2000 ans...).
D'accord. Mais qu'avons-nous dit ? Qu'il existe plusieurs temps. Donc si au regard de la dimension physique la chose nous apparaît impossible, ne se pourrait-il pas que d'autres axes d'évolutions soient plus permissifs ? Qu'ils nous permettent de nous bonifier plus facilement ?
Si c'est le cas, alors nous devrions pouvoir le constater de manière effective quelque part.
Eh bien je ne dirais qu'une seule chose : si biologiquement la vieillesse est une décrépitude, mentalement elle est le plus souvent « maturité », soit un aboutissement dans la forme (et le plus souvent, elle prend la forme de la « sagesse ».). Je ne vous parle pas du vieux con d'à côté ni de la maladie mentale qui accompagne l'usure. Je parle de l'expérience d'une vie, et à ce titre, tout le monde peut en témoigner : s'il est des choses précieuses qui s'envolent avec l'innocence de la jeunesse, bien des troubles sont en revanche guéris par l'acquisition de l'expérience.
Regardez-vous. Pour le plus grand nombre, la chose sera vraie.
Vous aurez compris que la façon de penser - la réalité mentale - peut s'améliorer avec le temps, au moins sur quelques aspects. Et c'est donc la forme mentale qui change. Elle se bonifie.
Dès lors, si des axes peuvent être inversés, ne pourraient-ils pas l'être tous ? Ne pourrait-on pas imaginer que les réalités émotionnelles et physiques ne soient que des tâches plus conséquentes, et non impossibles ?
Je ne dis pas que l'on deviendrait forcément des demi-dieux, mais l'idée d'un autre devenir... Plutôt intéressant non ?
Remarque : Il est bon à ce stade d'observer le règne minéral et le végétal. Pour le premier, le changement de forme semble n'avoir jamais lieu, pour le second la mort est toujours provoquée par une cause extérieure, et jamais par soi-même. Temps souple ? Espace permissif ?
Le lien entre les dimensions...
En vérité, la 4ème dimension est praticable. Seulement, le mouvement dans l'un ou l'autre sens ne commence pas sur le plan physique, mais ailleurs.
Vous l'aurez peut-être déjà compris, mais la 4ème dimension que l'on distingue sur le plan physique est en vérité une direction qui est commune à tous les plans de réalité ! Elle passe à travers l'espace physique, émotionnel, mental, animique (et spirituel si tant est que vous y croyez). Elle est un espace commun qui relie les espaces séparés entre eux, et permet au mouvement de passer d'une réalité à l'autre !
C'est grâce à cet espace que le mental commande aux émotions, au corps. Que les pulsions font tourner le mental en bourrique, et font vieillir le corps.
Remarque : Raison pour laquelle on peut représenter la quatrième dimension au centre des trois directions spatiales. C'est à travers la direction intérieure que l'on accède à un autre espace, puis encore à l'intérieur, etc.
Si vous voulez bouger sur l'axe du changement physique, il va falloir commencer le mouvement largement en amont, sur d'autres réalités, autrement, vous ne le verrez pas. Donc avant de vous prendre pour Nicolas Flamel, essayez de développer une belle pensée. Ce sera un bon début.
Pour finir... pourquoi la mort ?
Le déplacement sur le 4ème axe est si compliqué qu'il semble entravé, et c'est vrai. Mais, techniquement, c'est une chose qui peut arriver avec les les déplacements sur les axes communs. Je veux dire... imaginez un peu qu'un genre de trou noir apparaisse à votre droite. Vous aurez beau vouloir vous déplacer vers la gauche, la pesanteur vous attirera immanquablement.
Et bien il en est de même pour la 4ème dimension. C'est une grande pesanteur qui vient s'opposer à vos mouvements : souffrance, peur, mensonge, etc.
Autrement dit... Il y a un grand méchant qui nous barre la route !
P.S : Si ça vous intéresse, traditionnellement, on considère que l'espace qui soutient la création s'établit dans la réalité la plus basse. La plus basse de toutes les réalités physiques, voire une réalité « infra-physique ».
Quelle est cette chose ? L'éther. L'expression de la quantité. Et il est fort à parier que les différentes couches de ce que nos scientifiques appellent « le quantique » traduit des réalités sinon ressemblantes, approchantes...
Bonus
Inverser le sens du temps, ça veut dire rajeunir jusqu'à devenir nourrisson ?
Non, pas forcément. Le changement physique peut aussi être compris comme la bonification de la matière, et non pas un retour à un état précis. Ce que nous voulons, c'est une amélioration continuelle de la condition, non seulement physique, mais totale.
Voilà à quoi pourrait ressembler une inversion.
Schéma de vie actuel :
Début Fin
Naissance Mort, extinction
Nouveau schéma de vie (c'est de l'imagination hein):
Fin Début
Maturité, perfection Transcendance, Nouvelle forme de vie
L'idée c'est de ne même plus faire la différence entre le début et la fin, que chaque début se fasse à partir d'un accomplissement préalable, et que chaque fin soit le point de départ d'une nouvelle histoire.
Un départ solide et une fin ouverte.
Exemple: Voici une bonne illustration. Si vous finissez le cycle primaire avec une très bonne moyenne, vous êtes un écolier accompli (fin), tel qu'il devrait être. Cette fin du primaire est un socle solide (début) pour votre démarrage au collège. Et de la même manière, la fin de l'école primaire préfigure un plus-que-parfait: une nouvelle aventure qu'est le collège.
Vous imaginez ? Au lieu de mourir, on pourrait devenir autre chose. Être autre chose. Je ne sais pas moi, dépasser la forme et se réaliser en tant qu'ange ? C'est le seul truc qui nous vient à l'esprit en général. On pourrait aussi refaire notre en vie en tant que « surhumains ».
Bon, là, ça devient de la science-fiction. On pourrait, plus modestement, et sagement, être certains de trouver un nouveau bonheur à la fin de toute chose. Quelque puisse être ce bonheur.
Remarque : Je n'ai pas dit « devenir » un ange. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut « devenir » que dans le temps, et les anges n'y sont plus. Pensez-y.

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